Les labels

Quatorze maisons de disques, trois façons d’exister

Un label, sur une pochette, ce n’est pas une décoration. C’est la trace d’une décision : qui a avancé l’argent, qui garde les bandes, qui décide de ce que devient le disque ensuite. Ces quatorze portraits racontent chacun une de ces décisions.

Ils n’ont pas été choisis au hasard, ni pour faire une liste complète. Ce sont les labels dont les disques passent sur notre antenne ou circulent dans notre stock, et sur lesquels il y avait quelque chose de vérifiable à écrire. En les écrivant, trois familles se sont dégagées toutes seules.

Posséder ses disques

Sept des quatorze sont des labels d’artiste — des structures créées par un musicien pour publier sa propre musique plutôt que de la céder. Sept échelles, sept époques, une même décision.

Savoir lire une étiquette

Certains noms sur une pochette ne désignent ni un genre ni une écurie, mais un circuit, une époque, un pays de pressage. Les connaître change ce qu’on comprend d’un disque qu’on tient entre les mains.

  • Tamla — le sceau qui a précédé Motown de plus d’un an.
  • WEA — quatre lettres qui désignent un circuit de distribution.
  • Polydor — un label d’exportation qui a capté les Beatles à Hambourg.
  • Play It Again Sam — de Bruxelles au groupe Universal.

Rééditer les disques des autres

Rééditer est un métier à part entière, et toutes les rééditions ne se valent pas. Ces trois labels en montrent trois façons très différentes — de la plus documentée à la plus discutable.

  • Rhino — la réédition transformée en discipline éditoriale.
  • Culture Factory — la pochette reconstituée jusqu’à l’OBI japonais.
  • Waxtime — des classiques du jazz à petit prix, et une étiquette qui pose question.

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