Good Kid, M.A.A.d City (Limited Edition)
Kendrick Lamar (vinyle neuf)

Album vinyle neuf, disque 33 tours, Good Kid, M.A.A.d City de Kendrick Lamar, édition limitée, 10th Anniversary Edition, Opaque Apple (Rouge), maison de disque Interscope Records.
Note de version : 2 × Vinyl, LP, Limited Edition, Reissue, Stereo, 10th Anniversary Edition, Opaque Apple (Red), Europe, 21 Oct 2022.
Code EAN : 0602448224330

Vendu avec cadre vinyle neuf, cadre en ABS injecté, système breveté Easy Frame®, fabriqué en France, insérez puis récupérez votre disque en quelques secondes pour l’écouter.
Vitre en plexiglas haute qualité optique.
Dimensions du cadre : 38 x 38 x 2 cm.

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Cet album, sorti le 22 octobre 2012, est souvent cité comme un classique moderne du hip-hop. Il représente le deuxième album studio de Kendrick Lamar et est considéré comme son “grand début” sur la scène nationale et internationale, ayant reçu des éloges de la part des critiques et du public. “Good Kid, M.A.A.D City” est plus qu’un simple album de rap; c’est une œuvre conceptuelle, une autobiographie lyrique et sonore qui explore avec précision et émotion les expériences de Lamar grandissant à Compton, Californie.

L’album démarre avec une prière qui plante immédiatement le décor de l’album. Cette prière, récitée par plusieurs voix, nous introduit dans une histoire de lutte et de recherche de rédemption. Elle résume l’intention de Lamar de confronter les réalités de sa vie à Compton, où la violence, la tentation et la morale forment un tissu complexe au quotidien.

Ce qui suit est un voyage à travers les rues de Compton, mais aussi à travers l’âme de Kendrick lui-même. Chaque chanson sert de chapitre à cette histoire, où le jeune Kendrick navigue entre les influences positives de sa famille, surtout de sa mère et de son père dont les voix interviennent via des messages vocaux tout au long de l’album, et les pressions négatives de son environnement, avec des amis impliqués dans des gangs et des activités criminelles.

La piste “Bitch, Don’t Kill My Vibe” est une méditation sur le succès et l’individualisme, où Kendrick Lamar déplore ceux qui pourraient étouffer sa créativité ou sa positivité. C’est aussi un refus de se conformer aux attentes de l’industrie musicale et un hymne à la persévérance personnelle.

“Backseat Freestyle” illustre les rêves de grandeur de Lamar à travers un flow agressif et des paroles qui reflètent une certaine naïveté juvénile, représentative de la jeunesse en quête de reconnaissance et de pouvoir. C’est un contraste frappant avec “The Art of Peer Pressure”, qui est une narration quasi-cinématographique des expériences de Lamar avec ses amis, se laissant entraîner dans des activités qu’il sait être mauvaises.

“Money Trees”, avec sa mélodie hypnotique et son refrain accrocheur interprété par Jay Rock, aborde les rêves de richesse dans un monde où les options semblent limitées. La chanson met en lumière les choix difficiles auxquels sont confrontés les jeunes hommes dans les quartiers difficiles, souvent attirés par des solutions rapides et illégales.

Le cœur de l’album est peut-être “m.A.A.d city”, une collaboration avec MC Eiht, qui décrit l’atmosphère de tension constante et de violence endémique à Compton. Ici, Lamar explore l’impact psychologique de grandir dans une zone de guerre urbaine, où la moindre mauvaise décision ou le mauvais alignement peut mener à la mort ou à la prison.

“Swimming Pools (Drank)” est un autre single à succès de l’album, une réflexion sur la culture de la boisson et de l’auto-médication. La chanson se présente comme un hit de club, mais à l’écoute attentive, c’est un commentaire sur les luttes de Lamar avec l’alcoolisme dans sa famille et la tentation de se noyer dans l’excès pour échapper à la réalité.

“Sing About Me, I’m Dying of Thirst” est une pièce de douze minutes, une épopée en deux parties. La première moitié, “Sing About Me”, est une réflexion poignante sur l’héritage et la mortalité, où Lamar rappe du point de vue de personnes qu’il a connues qui ont été victimes de la violence des gangs. La seconde, “I’m Dying of Thirst”, parle de la soif spirituelle et de la recherche de rédemption et de salut.

Le morceau de clôture, “Compton”, avec le Dr. Dre, est un hymne à la ville qui a façonné Lamar, mais aussi un regard vers l’avenir avec espoir et détermination. Il sert de conclusion triomphante à l’album, reconnaissant les défis et les épreuves tout en célébrant la résilience et l’ascension de Lamar à partir de ces mêmes rues.

“Good Kid, M.A.A.D City” est un album qui ne raconte pas seulement l’histoire de Kendrick Lamar, mais aussi celle de nombreux autres jeunes qui grandissent dans des circonstances similaires. Il établit Lamar non seulement comme un conteur exceptionnel mais aussi comme un observateur aigu de la condition humaine. La production de l’album, qui inclut des contributions de Pharrell Williams, Hit-Boy, T-Minus, et bien sûr, Dr. Dre, combine des éléments du G-funk de la côte ouest avec des sons plus contemporains, créant une toile de fond parfaite pour les récits de Lamar.

Cet album a solidifié la réputation de Lamar comme l’un des artistes les plus talentueux et les plus importants de sa génération. Il a été nominé pour de nombreux prix, notamment aux Grammy Awards pour l’Album de l’année. Plus important encore, il a établi un nouveau standard narratif dans le hip-hop, rappelant des œuvres antérieures comme “The Chronic” de Dr. Dre et “Illmatic” de Nas, tout en poussant le genre vers de nouveaux sommets conceptuels et artistiques.

En somme, “Good Kid, M.A.A.D City” est une œuvre complexe et nuancée qui résiste à l’analyse simpliste. Il s’agit d’une exploration de la dualité de la vie dans un environnement urbain difficile, de la tension entre bien et mal, et de la lutte pour l’intégrité personnelle. Kendrick Lamar a non seulement livré un album de rap puissant mais a aussi créé un miroir dans lequel de nombreuses vies se reflètent, faisant de cet album un classique intemporel et une pierre angulaire de la musique moderne.