Music On Vinyl
Le rééditeur qui possède sa propre presse
Rééditer est un métier, et toutes les rééditions ne se valent pas. Dans cette série, Rhino en montre la version la plus documentée, Culture Factory la plus fétichiste, Waxtime la plus discutable. Music On Vinyl occupe une quatrième place, qui tient à une particularité rare : le label est adossé à l’usine qui presse ses disques.
L’usine d’abord, le label ensuite
En 1998, Ton Vermeulen reprend l’ancienne usine de pressage Sony/CBS de Haarlem, aux Pays-Bas, et la rebaptise Record Industry. Dix ans plus tard, en 2008, il crée Music On Vinyl avec deux distributeurs, Jan van Ditmarsch et John Burgers. Les deux entités appartiennent aujourd’hui au même ensemble, l’Artone Group.
L’ordre des choses compte : ici le label est né d’un outil industriel, et non l’inverse. Ça explique une bonne part de ce qui suit.
La règle qui distingue
Music On Vinyl publie en 180 grammes, sous licence, des titres issus de catalogues très divers. Mais ce qui mérite vraiment d’être connu est une règle de fabrication, énoncée par le label lui-même : les CD ne sont jamais utilisés comme source.
Les masters proviennent de bandes analogiques, de matrices métalliques d’origine, de laques gravées à partir de bandes analogiques, ou de fichiers numériques haute résolution. Le label résume sa position en une formule : utiliser le meilleur audio disponible.
Cette exclusion du CD n’est pas une coquetterie d’audiophile. Un disque gravé depuis un CD hérite des limites de celui-ci — c’est précisément le reproche le plus fréquemment adressé aux rééditions bon marché. S’interdire cette source par principe est un engagement vérifiable, pas un argument de pochette.
Ce que l’étiquette raconte
Un pressage Music On Vinyl n’est ni une édition originale ni une contrefaçon : c’est une réédition sous licence, pressée en Europe, dont la chaîne de fabrication est connue et assumée. Le prix est généralement celui d’un disque neuf courant, pas celui d’une pièce de collection.
C’est le genre de sceau qu’il est utile de savoir reconnaître sur une étiquette. Il ne garantit pas que le disque vaut l’original. Il écarte les mauvaises surprises les plus communes, ce qui, sur ce marché, n’est déjà pas rien.
Dans notre stock
Des pressages Music On Vinyl passent dans notre stock.
Pour aller plus loin
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